Dimanche 28 juin - Les Français à la hausse 8h00... Superbes prévisions météo pour aujourd'hui. Reste de la semaine prometteur. Le championnat repart de plus belle. Le résumé météo de la journée à Chabre
9h45.. Ce sera Chabre pour le décollage et un atterrissage probable au camping de Laragne où la fête de l'air bat son plein. 12h15... Premiers décollages pour une tache ambitieuse de 166 km entre Chabre, Dormillousen, l'Obiou, Serre-Ponçon et Laragne. Trois départs à 14h, 14h20 et 14h40. Quasi tout le monde prend le premier. Arrivée posssible à 17h.
Entre 11h00 et 13h00... Construction de la manche - Briefing des pilotes - Décollage - Envolé !
19h00... Entre trente et quarante ailes au but. L'Italien Christian Ciech arrive à fond, ressource légèrement au raz des blés, fait 200 m de plus en effet de sol et passe la ligne la barre à 50 cm de l'herbe. Il boucle le parcours 52,42 km/h de moyenne. Christian Voiblet (Suisse), Zac Majors (USA), Manfred Ruhmer (Autriche) suivent. Gianpietro Zin, Antoine Boisselier et Mario Alonzi ne sont pas loin et scorent pour la France, qui remportera sans doute la journée et remontera au classement. Au conditionnel, les résultats sortant cette nuit.
Christian Ciech, probable vainqueur du jour, interrogé par l'inévitable Pierre-Paul Mennegoz, animateur méga au micro de la fête de l'air de Laragne. Une heure plus tard? Alain Chauvet passe à la verticale. Il essaie de boucler un triangle de 250 km. La couverture nuageuse l'empêhe de faire les 20 derniers km. Il se pose au camping de Laragne.
Au QG, Christian Voiblet : Ma partie préférée du vol ? Entre pic de Bure et Obiou. Les nuages cachaient les sommets. On volait au raz des nuages en avançant comme les dauphins jusqu'à la balise et retour". Manfred 5 mn plus tard aura la même opinion.
Manfred au QG . Le Rêve… (Petite histoire du vol libre en 15 épisodes de 110 mots)
1963... Les skieurs nautiques australiens pratiquent un sport risqué : pendus à des cerfs-volants pentagonaux, ils se font tracter et slaloment entre des jets d’eau. Leurs courses sous ces engins parfaitement instables se finissent souvent en glissades violentes jusqu’à l’eau. L’un d’eux, John Dickenson, décide d’innover. Inspiré par la photo d’une aile Rogallo, il construit une structure en bois, y cloue comme voile des bandes de sacs plastiques et rigidifie le tout en accrochant un triangle en tube d’antennes de télé relié à la structure par du câble d’étendage. Le triangle lui sert aussi à contrôler l’aile. Une planche de bois et de la toile de jute font office de siège. Les modèles réduit lui donnent confiance. Il s’élance un matin de septembre, tracté sur la rivière Clarence. L’aile, très stable, vole à la perfection. Pour 28 dollars, Dickenson vient d’inventer l’aile qui va servir de modèle à toutes les ailes delta. Bientôt John s’affranchit du bateau, largue le câble et glisse jusqu’au sol. L’aile de vol libre est né ! |