Avant dernières nouvelles ! Mercredi 24 juin - Envol ! 8h00... L’alerte météo a déjà été lancée il y a 48 h par les chasseur de record. Aujourd’hui, ça va fumer ! 9h00... Ça va fumer, mais sur les hauts reliefs ! Ici ce sera plus calme. Au sol, régime faible de sud-ouest et sans doute prédominance des brises de pente. Masse d'air stable, pas d'inversion, thermique bleu... Tout le monde monte à Chabre sud. 12h00... Proposé : D02 - B47 - B84 - 103 - B77 - A10 soit Chabre Sud - Bonnet Rouge - Gap - Seynes - Digne - Laragne pour 162 km. 15h00... Ça fume partout ! 17h50 - L'Américain Jeff O'Brien est le premier a se poser, puis l'Italien Alessandro Ploner et le Suisse Christian Voiblet. 18h45 - Une quarantaine de pilotes au but, dont trois Français : Gianpetro Zin, Luis Rizo et Mario Alonzi. Tonio Boisselier s'est posé il y a bien longtemps près du lac de Serre-Ponçon, et Fabien Agenès il y a peu mais pas au but. Le vent a forci sur la ligne d'arrivée. L'Espagnol Blay Olmos et le capitaine des Britanniques Carl Wallbank font grise mine. Ils se sont vautrés à quelques mètres de l'arrivée, trop courts. Pas de nouvelle de Manfred Rhumer, triple champion du monde, un des indéniables favoris.
Jeff passe la ligne ! Comme les pilotes avaient le choix entre trois départs séparées d'un quart d'heure, impossible de savoir le classement de cette manche avant que les GPS aient été déchargés. Aux scoreurs de jouer !
Il n'est pas le seul ! Sur un nuage
Les « Machines volantes » de Serge Reynaud et Claudia Marchesin n’existent pas et n’ont jamais existé. Elles récapitulent à leur manière un plan imaginaire de l’histoire des hommes volants et nous invitent au rêve créateur. Chaque machine est animée selon les principes des marionnettistes et des automates. Ici, désir et rêve comptent plus qu’efficacité. Les modèles exposés donnent une curieuse impression de déjà vu, soit parce qu’ils s’inspirent des œuvres de glorieux prédécesseurs, De Vinci ou autres, soit parce qu’ils représentent si bien ce dont nous rêvons : voler assis sur un nuage. La réalisation des machines est remarquable, et Serge un puits de science qui partagera ses connaissances lors d’une conférence sur « 4 000 ans d’aviation » le mardi 30 juin au cinéma de Laragne. Le Rêve… (Petite histoire du vol libre en 15 épisodes de 110 mots)
Lilienthal a conçu ses ailes de manière à ce que l'on puisse les replier, les transporter et les ranger facilement, tout comme nos deltas d'aujourd'hui. Pour lui, la formation des pilotes est un impératif, et les règles qu’il définit sont toujours valides ! « Au lieu de préparer vos jambes à l'impact, utilisez-les plutôt pour vous diriger » – de la nécessité de toujours chercher à garder le contrôle de l'aile. « Le pilote doit mettre son poids en avant dans les rafales, pour éviter de décrocher quand le vent diminue » – de la nécessité d'augmenter sa vitesse en conditions turbulentes. « Le pilote doit garder son poids en avant juste avant d'atterrir pour le rejeter brusquement en arrière à la dernière seconde et casser sa vitesse » – de la nécessité d'avoir une bonne technique d'atterrissage… Il résume parfaitement sa quête dans ces quelques mots célèbres : « Concevoir une machine volante n’est rien. La construire est peu. Voler avec est tout ». |